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S’apprête-t-on à dire adieu à un "accord ambitieux"… ?

Édition Spéciale | COP 21Publié le 10-12-2015 14h12

Les ONG, quant à elles, maintiennent la pression. Photo DR

Tout porte à croire que « l’accord ambitieux » tant proclamé avant la conférence n’aura pas lieu. Le compromis qui sortira de ces deux semaines de négociations a tout pour être un accord à minima ou un accord par défaut.

Mercredi, on pensait être sorti de l’auberge quant le président de la COP21, Le Français Laurent Fabius, a présenté le nouveau projet d’accord. Mais très vite des voix se sont élevées pour marquer leur désaccord.

« Touche pas à mon pétrole »
L’Arabie Saoudite est très tôt monté en première ligne pour dire « non ». 2e producteur mondial de pétrole, derrière les Etats Unis, l’Arabie Saoudite voit, en cet accord une taxation de ses ventes de brut. Le pétrole brut étant considéré comme une source majeure d’émissions de gaz à effet de serre. Pour ses délégués, une telle contrainte pourrait freiner le développement économique du pays.

De fait, la taxation pourrait contraindre les pays producteurs à devoir laisser leurs stocks d’or noir dans le sol. Une perspective trop difficile à envisager. Certains pays ayant fait leur prospérité économique avec le pétrole. Or pour limiter le réchauffement climatique à 2°C, des scientifiques estiment que l’exploitation des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) devra céder la place aux énergies renouvelables.

C’est un blocage important. Même si jusqu’à ce jeudi matin l’Arabie Saoudite semblait presque seule à faire entendre une voix discordante, d’autres pays n’approuvent pas à 100% le texte de 29 pages. Un texte qui est lui-même issu du « nettoyage » du tout premier projet de 43 pages.

Ce jeudi, les centaines de médias venus du monde entier scrutent l’horizon. Et attendent le 3e et certainement le dernier projet d’accord. Il n’y aura pas de prolongation. C’est sûr ! En tout cas pas sur le site du Bourget. Alors, à défaut d’avoir quelque chose de « très contraignant » comme on l’a entendu dans les discours, l’on pourrait se contenter d’un texte qui réaffirme simplement la volonté de « continuer à faire bouger les lignes ».

Barthélemy KOUAME
Envoyé spécial à Paris – Le Bourget (France)
barthelek@acturoutes.info

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