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Edition spéciale COP 27

260 bus électriques ou à gaz, 11 mille personnes transportées aux heures de pointes

Publié le: dim. 20/11/2022, 00:32

La COP 27, c’était aussi le défi du transport des participants, des différents lieux d’hébergement au Centre international des Conférences de Sharm el Sheikh.

Des bus électriques à Sharm el Sheikh pour le système de transport public. Ph.: ACTA

La COP 27, c’était aussi le défi du transport des participants, des différents lieux d’hébergement au Centre international des Conférences de Sharm el Sheikh.


Défi doublement relevé, peut-on dire, car le système mis en place a été non seulement capable de convoyer tout le monde mais il a surtout été neutre en carbone.


Mardi 15 novembre, il est 21h00 passé. Nous arrivons à Fares Sea food, un restaurant de la ville où les fruits de mer constituent le menu principal. C’est en fait un complexe avec un snack bar à l’étage supérieur et une salle à manger pouvant accueillir une vingtaine de personnes au rez-de-chaussée. Sur place, nous retrouvons plusieurs petits groupes, après avoir quitté l’aéroport 3 quarts d’heure plus tôt.


Tous avaient rendez-vous ce soir-là pour un dîner, un peu plus d’une semaine après le début de la 27e Conférence des Parties (COP 27), la conférence des Nations Unies sur les changements climatique. Il n’y avait pas d’autre ordre du jour que de remercier toutes les équipes qui ont travaillé à la mise en place et à l’exécution du système de transport de la conférence.


Le dîner est présidé par Dr Hesham Taha. Il est le directeur général de Mwsalat Masr, une entreprise de transports, qui est partie prenante dans la holding mise en place par le gouvernement pour gérer les transports à Sharm el Sheikh pendant la COP 27. En effet, des compagnies privées ont été invitées dans la structure gouvernementale ACTA, pour Administrative Capital Transport Authority, chargée de transporter les participants de la COP 27.



Entre 40 mille et 50 mille personnes, représentant 133 pays ont participé à la conférence. Pour le ministre égyptien des transports, Kamel Elwazir, les transports constituant la 2e source de pollution atmosphérique, il fallait éviter que la mobilité des participants venus à Sharm el Sheikh laisse une emprunte carbone plus grande que celle qui existait avant cet événement planétaire. La COP étant le cadre par excellence pour trouver des solutions à la pollution de l’environnement. Il faut tout mettre en œuvre pour donner l’exemple. Surtout quand la ligne est d’organiser « une COP de l’implémentation » des décisions prises lors des COP précédentes et jamais mis en œuvre.


140 autobus électriques et 120 autres autobus à gaz


Tout a donc été fait pour éviter les énergies fossiles, l’essence et le gasoil, notamment. Tous les autobus du système roulaient à l’électricité ou au gaz. En tout, 260 bus ont été mobilisés. Des véhicules neufs mais surtout des véhicules électriques et des véhicules à gaz. « Il y avait 140 autobus électriques et 120 autobus à gaz », confirme Sayed Metwalli, directeur général des transports terrestres d’Egypte, l’un des principaux représentants du ministère des transports dans le système.


« Tout le système a été mis en place dans un délai de 6 mois, avec l’objectif de le faire fonctionner non seulement pour les délégués de la COP 27 mais aussi qu’il serve la ville de Sharm el Sheikh », affirme pour sa part Dr Ahmed Elkafoury, l’un des cadres de la société Mwsalat Masr. « Nous avons pu transporter jusqu’à 11 mille passagers en même temps aux heures de pointe », se réjouit M. Elkafory.


Les bus circulaient sur 8 lignes, avec deux dépôts, l’un consacré aux bus électriques d’où ils chargeaient les batteries et l’autre, pour les bus à gaz. Les 8 lignes étaient reliées entre elles par 4 gares de correspondances, surtout pour les délégués de la COP 27 dont les sites principaux hébergeaient d’ailleurs lesdites gares. L’ensemble du parc automobile était géré en temps réel par un Centre d’opération du réseau (COR). Une sorte de poste de contrôle centralisé du trafic des autobus.


« Ce qui est notable, c’est que les sessions de la COP finissaient toutes les soirs au même moment et grâce au COR, nous avons pu redistribuer aisément le trafic en affectant les autobus là où il fallait », résume Dr Ahmed Elkafoury. « Le centre était également en contact avec les chauffeurs pour prendre en charge tous les problèmes mécaniques et techniques qu’ils pouvaient avoir », explique-t-il. Les usagers aussi disposaient d’une application pour connaitre les horaires de passages des bus ou même se renseigner sur la numérotation afin de mieux s’orienter.


Le gouvernement a fait cohabiter tous les acteurs d’un transport optimal : planificateurs, techniciens, gestionnaires de trafic… Pour l’entreprise Mwsalat Masr, « l’expérience du transport mis en place pendant la COP 27 à Sharm el Sheikh est unique. C’est une belle réussite qui mérite d’être reprise dans d’autres pays africains ».


Le réseau routier de Sharm el Sheikh a été aussi renforcé


Il faut dire qu’avant de faire circuler ces autobus dignes de pays développés, l’Egypte a pensé à réhabiliter l’ensemble du réseau routier de Sharm el Sheikh. De l’aéroport au contre international des conférences, tout a été refait. La chaussée redimensionnée par endroit et la structure du bitume renforcé partout. « Cela nous a pris aussi 6 mois », témoigne Sayed Metwalli.


Située en bordure de la mer rouge, la ville de Sharm el Sheikh a bénéficié, depuis mai dernier, de pas moins de 27 grands projets nationaux en prélude à la COP 27. Parmi les travaux, figurent notamment la construction d’une passerelle sur ce qu’il appelle the « Midle Road » ou encore « Route du Roi Salmane ». Il y a aussi la construction de 5 nouveaux axes, selon un communiqué du gouvernorat du Sud Sinaï, datant de mai 2022.


Jusqu’à fin octobre, les travaux se sont poursuivis et presque tous les quartiers de la ville ont été servis. « Nous avons été agréablement surpris du changement de la ville. Il y a des routes qui sont devenues totalement nouvelles », témoignent un chauffeur de taxi.


Des pistes cyclables et des passages piétons ont également été aménagés. Et pour le visiteur de nuit tout comme pour le résident, les rues de Sharm el Sheikh brillent de mille couleurs la nuit tombée. Selon les autorités, c’est une enveloppe d’au moins 650 millions de dollars qui a été dégagée pour l’ensemble des travaux.


Participants de la COP 27 et habitants de Sharm el Sheikh semblent apprécier le geste. Personne n’ose jeter des ordres sur la voie publique. La villes reste propre, malgré la mobilisation qu’a connue la COP 27…


Barthélemy KOUAME

Envoyé spécial à Sharm el Sheikh (Egypt)

kouamebarthelemy23@gmail.com

 

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