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Sud de Madagascar : un Vazaha chez les Vezos

Acturoutes Voyages | ReportagePublié le 15-01-2016 19h47

Photo D.R.

Mora mora : première expression malgache qu’on apprend vite à décliner sous toutes ses formes. Le mora mora, c’est un état d’esprit, une certaine langueur, une douceur de vivre, l’expérience du calme.


En arrivant à Madagascar, il faut apprendre à oublier l’utilité de chacun de nos gestes. Il faut savoir attendre. Ne pas s’énerver. Garder toute son énergie, sans se soucier de perdre son temps. On ne le perd jamais. Sorte de sagesse africaine, dont on fait vite siens les préceptes. On avancera, quoiqu’il arrive. Un état d’esprit, transmis de proche en proche, avec force sourires et mots simples.


À l’arrivée à Tananarive, deux options. Soit vous avez déjà acheté votre visa à Paris auprès de l’ambassade (50 €), soit vous pouvez le prendre sur place (58 €). Et là commence votre apprentissage. Vos collègues de l’avion attendent. Comme vous. Vos sacs défilent au loin. Votre passeport dûment estampillé, vous voici presque prêt à partir découvrir cette île, un peu plus grande que la France. Une pub pour un opérateur téléphonique avec les traits dessinés d’un lémurien sur fond noir nous fait sourire. Le voyage commence…

Fort-Dauphin

Il n’y a que quelques vols par semaine pour Fort-Dauphin depuis Tananarive. Le fameux fort, c’est le fort Flacourt, construit par les Français en 1643. Dauphin, c’est en hommage au dauphin français, le futur Louis XIV. L’accès à ce fort n’est pas des plus faciles : un garde en faction avec son arme bien visible nous indique que la zone est protégée. L’armée est postée là. Il y a bien pourtant un petit musée à l’intérieur de l’enceinte. « On ne peut pas rentrer, vous êtes sûrs ? » Non. C’est définitivement non. Paraît qu’il y avait de jolies photos. « Le conservateur n’est pas là », nous dit-on. Dommage.

J’aime bien cette pointe sud-est de la ville, avec son Bazaribe, épicentre d’une ville un peu moribonde. On y trouve des gargotes, comme celle de madame Henriette, qui accueille son fichu sur la tête, en précisant bien « Ici, tout est fait maison, faudra attendre ». Le fameux mora mora, c’est donc ça. Y goûterons-nous le ravitoto, mélange de feuilles de manioc pilé, agrémenté au choix de viande ou de poisson ?

Remontons le temps. En malgache, Fort-Dauphin se dit « Tôlagnaro », signifiant littéralement « tas d’os », héritage d’un triste épisode pour les colons portugais, qui y furent massacrés en 1535 par les Antanosy, ethnie malgache dominant la région.

Depuis l’avion, en arrivant, on décèle une route flambant neuve. Elle brille presque ! Des camions sillonnent la ville, soulevant des tonnes de poussière. Des mines d’ilménite (entre autres) dont de nombreux gisements ont été découverts ces dernières années, sont désormais exploitées par la QMM, société canadienne. « QMM », acronyme sur toutes les lèvres. La ville se développe, assurément. En bien ? L’avenir le dira… On voit plus d’ouvriers venus de tous horizons, de tous continents, désormais à Fort-Dauphin que de touristes, qui semblent un peu désorientés par ce ballet d’engins. Reste quelques enclaves de bonheur simple : la plage de Libanona. Calme, reposant, parfait pour siroter une THB, « the » bière malgache.

 

Source: leroutard.com

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