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Ouattara: mon pays entend réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 28%

Édition Spéciale | COP 21Publié le 1er-12-2015 15h30

Le Chef de l'Etat ivoirien, à la tribune de la COP 21, lundi 30 novembre 2015, à Paris-Le Bourget. Photo: Présidence ivoirienne

La Côte d’Ivoire est présente à la COP21 avec une délégation de haut niveau conduite par son président, Alassane Ouattara. Devant ses pairs rassemblés au premier jour, M. Ouattara a affiché les ambitions de son pays. Non sans donner son avis ce que la Côte d’Ivoire pense des changements climatiques en général. « J’invite les grandes économies à aller plus loin et à réduire davantage leurs émissions de gaz à effet de serre », a-t-il lancé, du haut de la tribune. Ci-dessous, l'essentiel du discours.

"La conférence de Paris se tient sous le signe de l’urgence. En effet, notre planète se réchauffe plus vite et le temps de l’action pour inverser cette tendance nous est désormais compté.

 Je voudrais, à cet égard, féliciter la France et les Nations Unies pour l’important travail préparatoire, qui nous permet d’envisager un Accord à la hauteur des attentes de nos peuples.

Nous avons collectivement fait un premier pas important, dans notre volonté de contenir le réchauffement climatique en deçà  de 2° Celsius à l’horizon 2100, en précisant nos ambitions en matière de réduction des gaz à effet de serre.  
Cependant, ces ambitions cumulées ne nous permettent pas, à ce jour, d’atteindre cet objectif. Nous devons donc rester mobilisés et faire preuve de plus de solidarité et de compromis.

J’invite, à cet égard, les grandes économies à aller plus loin et à réduire davantage leurs émissions de gaz à effet de serre.
Mesdames et Messieurs,

Le temps est venu de nous approprier les négociations en cours et de donner l’impulsion politique nécessaire, afin de parvenir à un Accord contraignant pour tous.

Je soutiens à ce propos l’adoption d’une clause de suivi et de révision ; ceci permettra aux principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre, d’afficher périodiquement de nouvelles ambitions à la hausse en vue d’atteindre l’objectif de 2° Celsius, voire de 1,5° Celsius, comme demandé par les pays les plus vulnérables.

L’Accord qui se dessine ne se réalisera pas sans l’Afrique. Nos priorités devront figurer en bonne place dans le texte, notamment en ce qui concerne les financements et le transfert des technologies de résilience aux changements climatiques.

L’engagement des pays développés à mobiliser 100 milliards de dollars par an, d’ici à 2020, en faveur des pays en développement doit demeurer un élément central de nos discussions. Ce montant nous parait toutefois bien en deçà des ressources nécessaires pour faire face aux défis liés au réchauffement climatique.

En outre, il convient dès à présent de prévoir les modalités de financement pour l’après 2020.
J’encourage les pays développés et les pays émergents, dans la limite de leur responsabilité, à contribuer davantage, sur fonds publics et sous forme de dons, au Fonds vert pour le climat, afin qu’il finance plus de projets dans nos pays qui subissent, déjà, les effets néfastes des changements climatiques.

L’Accord devra également amener les Etats à consacrer davantage de ressources à l’adaptation ; il devra garantir le transfert des technologies propres vers l’Afrique et renforcer les partenariats techniques nord-sud. 

Excellences, Mesdames et Messieurs

La transition énergétique tant souhaitée ne sera possible que si la communauté internationale se mobilise pour apporter les financements et la technologie nécessaires au développement des énergies renouvelables. Pour l’heure, les ressources mobilisées ne permettent pas d’amorcer cette transition sans compromettre la croissance dans nos Etats.

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,

Mon pays, la Côte d’Ivoire, entend réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 28% à l’horizon 2030. Pour ce faire, mon Gouvernement entend porter la part des énergies renouvelables dans son mix énergétique à 16%, mettre l’accent sur la reforestation et le développement d’une agriculture neutre en carbone. La mise en œuvre de ces mesures nécessitera la mobilisation d’importantes ressources financières.

Propos recueillis
par Barthélemy KOUAME,

Envoyé spécial à Paris - Le Bourget (France),
barthelek@acturoutes.info

 

 

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