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Transports: 100 villes s'engagent pour la réduction des émissions de CO2

Édition Spéciale | COP 21Publié le 08-12-2015 23h51

La carte des villes déjà contactées ou à contacter, au lancement de l'initiative, avant la COP21

Il fallait s’en douter. Parler de réduction de gaz à effet de serre à la COP21 sans évoquer les transports, surtout les transports urbains, c’est comme éluder une partie du fond du problème. Ce secteur, à lui seul, produit en effet au moins 23% des émissions de CO2, selon des estimations faites en 2010. Plus précisément, 6,7 giga-tonnes de CO2 sont produites par les transports, indiquent les mêmes sources.

Alors, plusieurs organismes se sont réunis pour lancer l’initiative « Mibilise Your City ». Sur le site de Paris - Le Bourget, ils consultent et rencontrent des leaders. Avec leur initiative résumée sur 4 pages A4. Selon le mémo dont nous avons reçu copie sur place, « 100 villes s’engagent dans une démarche de planification de mobilité urbaine soutenable pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre ».

La cible: les pays du Sud
Pour une fois dans cette affaire de pollution, les pays en développement sont mis en première ligne. La raison : « sans une transition volontariste en transport sobre en carbone, les émissions dans les villes des pays en développement seront multipliées par 3 en 2050 », expliquent les initiateurs du projet. Or une telle situation avec son lot d’embouteillages peut non seulement coûter jusqu’à 280 milliards de francs CFA par jour (comme à Nairobi au Kenya), mais elle est surtout la cause de « plus d’un million de décès prématurés par an pour un coût global estimé à entre 2 et 5% du PIB annuel des pays concernés ».

L’initiative « Mibilise Your City » juge que « la situation n’a rien d’inéluctable ». Autrement, il est possible d’agir efficacement pour freiner la tendance. « Grâce à l’élaboration et la mise en œuvre de politiques pour la mobilité urbaine soutenable, les villes peuvent envisager une réduction de 40% de leurs émissions de CO2 issu du transport urbain », espèrent les initiateurs.

Pour cela, « Mibilise Your City » propose concrètement un « accompagnement » des gouvernements et des collectivités locales. Elle veut offrir « un cadre méthodologique du renforcement de compétences, une assistance technique et une facilitation pour l’accès au financement ».

Seulement, beaucoup de chemin reste à parcourir. D’abord, on est encore loin de l’objectif des 100 villes enregistrées. Seules 16 avaient été contactées avant la COP21 et 12 autres étaient en voie de l’être avant cet événement. Les initiateurs espéraient donc que ce rendez-vous mondial leur permette d’engranger le maximum de villes participantes. Toute chose qui n’est pas aisée, étant entendu que les villes déjà contactée doivent être visiter à nouveau, à travers leurs représentants à la COP21. Histoire de confirmer leur participation à l’initiative. Ensuite, les pays du Sud se voyaient, jusque là, très peu pollueurs de la planète pour n’attendre…que des financements.

Leur demander à présent d’élaborer des programmes qui vont réduire la pollution est un double défi à eux soumis : mesurer cette pollution, puis trouver les voies et moyens pour la réduire. Encore, faudra-t-il qu’ils acceptent l’idée qu’eux aussi sont de « grands pollueurs » même si cela est à l’échelle nationale. Enfin, les pays du Sud affirment ne pas vouloir « sacrifier » leur croissance économique sur l’autel de l’environnement. Comment les convaincre que cette initiative vise bien au contraire à « améliorer leur attractivité économique » ? Grosse interrogation !

Deux villes ivoiriennes sont inscrites sur la liste. Abidjan et Bouaké. Les premiers magistrats de ces villes étaient à la COP21 : le gouverneur du District d’Abidjan, d’une part et le maire de Bouaké, d’autre part. Le premier a reçu l’un des acteurs de l’initiative, la CODATU (Coopération pour le développement et l’amélioration des transports urbains). Le second qu’Acturoutes a rencontré devrait avoir eu au moins un contact avec un des initiateurs.

Les initiateurs du projet, ce sont notamment : l’Agence française pour l’environnement et l’énergie (ADEME), l’Agence française pour le développement (AFD), la Coopération pour le développement et l’amélioration des transports urbains (CODATU) et le ministère français de l’écologie, du développement durable et de l’énergie.

Barthélemy KOUAME
Envoyé spécial à Paris – Le Bourget (France)
barthelek@acturoutes.info

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