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Dernière ligne droite pour un compromis "ambitieux"

Édition Spéciale | COP 21Publié le 06-12-2015 20h52

Le Secrétaire Général des Nations unies a interpelé à nouveau les gouvernements sur le risque de l'absence d'un accord "ambitieux"

La COP 21 entame ce lundi sa 2e et dernière semaine. Une semaine décisive qui verra naître un accord, ou l’on laissera filer l’espoir de freiner durablement le réchauffement climatique.

Il y aura un accord. C’est sûr. Mais quel accord ? Là se trouve l’interrogation. Tout au long de la semaine qui vient de s’écouler, toutes les parties ont parlé d’un accord « ambitieux ». Un accord qui permet de maintenir la hausse de la chaleur à moins de 2° C ou même 1,5° C. Parce que, pour l’heure, on en est loin.

D’après le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, qui s’adressait à des parlementaires réunis à Paris samedi, tous les efforts consentis jusqu’à présent correspondent à une hausse de température d’environ 3° C sur la planète. Cela fait craindre inéluctablement « des changements catastrophiques et irréversibles dans nos écosystèmes et nos économies », prévient-il.

Les négociateurs, ainsi que les gouvernements qui les ont mandatés sont donc devant leurs responsabilités : restez dans une sorte d’arrangements diplomatiques pour préserver les intérêts de chacun, y compris ceux des pays en développement ? Ou bien prendre des mesures qui s’avéreront nécessairement douloureuses, pour sauver les générations présentes et à venir ?.

La France qui préside la COP 21 entend jouer son rôle, jusqu’au bout. Du moins, à en croire les initiatives qu’elle prend. Dimanche, son ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, a rencontré un groupe de « facilitateurs », comprenant ses collègues d’une dizaine de pays. Ce groupe, comme le révèle un communiqué de presse dont une copie a été adressée à Acturoutes est « chargés de l’assister tout au long de cette semaine pour obtenir le succès attendu ».

Ils sont au nombre de 14, ces « facilitateurs ». Ils ont été repartis en plusieurs petits groupes dont chacun va s’occuper d’un thème précis, fait noter le communiqué. Parmi les thèmes sur lesquels ces « facilitateurs » se concentreront, il y a « finances, technologies et capacités », « différenciation » et « adaptation ». Ce lundi, tous les thèmes sur lesquels ils travailleront devraient être connus. Aussi, « d’autres « facilitateurs » pourront être nommés si nécessaire », indique M. Fabius.

Barthélemy KOUAME
Envoyé spécial à Paris – Le Bourget
barthelek@acturoutes.info

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