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Forêt: gouvernants et société civile s’engagent pour "réduire le déboisement"

Édition Spéciale | COP 21Publié le 1er-12-2015 18h42

Le ministre Remi Allah Kouadio, interrogé mardi sur le site de la COP 21. Photo Acturoutes

Plusieurs autorités gouvernementales et des acteurs de la société civile se sont rencontrés mardi, à l’occasion de la COP21 pour évoquer la question de la forêt. Il s’agit pour eux de s’engager à « réduire le déboisement », condition pour le développement, espèrent-ils.

Pour ce faire, au moins deux ministres africains en charge de la forêt ou de l’environnement ont répondu présent au rendez-vous. Il s’agit du ministre de l'environnement et du développement durable de Côte d'Ivoire, Rémi Allah-Kouadio, et du ministre de l’environnement, de la conservation de la nature et du développement durable, Robert Bopolo Bogeza.

En plus des ONG, les organisateurs ont également convié des « peuples indigènes » à cette rencontre qui a eu lieu sur le site du Bourget. Pour la partie ivoirienne, ce panel a été une très bonne occasion de réaffirmer les engagements du pays en matière de protection de la planète, en générale.

« L’Afrique n’a pas grand-chose à se reprocher »

Tout compte fait, l’Afrique se considère comme une grande victime de la dégradation de la nature, avec comme effet induit, les changements climatiques. « L’Afrique n’a pas grand-chose à se reprocher dans cette affaire. Les pays qui nous ont mis dans cette situation ne peuvent pas faire moins que l’Afrique », a en effet estimé le ministre Allah Kouadio, interrogé plus tard par Acturoutes.

Dans les accords qui sont attendus, l’Afrique pense donc qu’ils doivent faire une part belle à des financements. « Les financements, c’est pour nous adapter. Lorsque vous avez des changements climatiques qui produisent des effets en terme de sécheresse, en terme d’inondation, en terme de modification de la pluviométrie, vous avez besoin de faire un certain nombre d’investissement pour que vos populations ne subissent pas trop les effets de ces changements climatiques », explique encore le ministre Allah Kouadio. « Nous demandons un fonds qui soit conséquent, qui permet de financer tous les projets d’adaptation », insiste-t-il.

Au premier jour, devant tous les négociateurs et les Chefs d’Etat réunis en plénière, le président ivoirien avait déjà conclu qu’aucun accord ne saurait tenir « sans l’Afrique ».

Barthélemy KOUAME
Envoyé spécial à Paris - Le Bourget (France)
barthelek@acturoutes.info

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