Direct Trafic | Le trafic routier en Direct
fermer réduire agrandir

Le Signal

  • Abidjan: plusieurs camions citernes en feu à la GESTOCI, jeudi
  • Togo: le Burkinabé Nikiéma a remporté le Tour cycliste 2018
  • Cocody: la sortie de route d’un véhicule a fait un blessé, lundi
  • Abidjan: départ du Président Ouattara à Lomé pour un sommet de la CEDEAO
  • Axe Abidjan-Alépé: fin des travaux de construction du pont sur la rivière Djibi
  • Sport auto: démarrage de la 29e édition du "Rallye de Gagnoa", ce samedi
  • Abidjan: une opération d'adressage débute en septembre (Gouvernement)
  • France: l'ex-ministre Arnaud Montebourg victime d'un accident, sans gravité
  • Australie: des Camerounais, venus pour les Jeux du Commonwealth, introuvables
  • Algérie: un avion militaire s'est écrasé ce mercredi près d'Alger

Renard, un prophète qui n’a pas fini de voyager…

Gros PlanPublié le 27-02-2015 12h47

Jusqu'où le technicien français va-t-il être porté? Quel autre drapeau va-t-il défendre, après son 2e sacre continental? Photo. DR

Le Renard passe, passe, chacun attend son tour chez le coach « hors pair »…A Abidjan, on ne finit pas de chanter ses louanges. Pour beaucoup d’Ivoiriens, cette victoire est avant tout un succès technique et tactique. Les fleurs sont venues d’abord du premier des Ivoiriens. C’est Alassane Ouattara, himself, qui a qualifié Hervé Renard d’entraineur « hors pair ». Le soir de la victoire en finale de la 30e édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Deux jours après, l’émotion est intacte. Ou presque. Le Chef de l’Etat, entouré de l’ensemble de son gouvernement et des présidents des institutions, l’avoue. Lui-même. « Vous pouvez le lire sur mon visage », confie-t-il. Avant d’appeler d’une voie digne d’un disque jockey chaque joueur et lui dire « bravo ». La « Salle des pas perdus » du palais d’Abidjan, devenue davantage exigüe, n’en croit pas ses yeux…et ses oreilles. Assis au premier plan, face au président, le technicien français est lui aussi bluffé. L’homme de la rue dirait : « c’est le jour de son jour ». Un jour de gloire. Comme en 2012. Avec la Zambie. Ce haut fait n’est d’ailleurs pas oublié. La rancune a fait place à la fierté. Pour la fédération nationale de football, le 2e sacre continental des Ivoiriens est aussi le fait d’avoir réussi à faire du « bourreau d’hier » un allié aujourd’hui. En 2012 déjà, immédiatement après la défaite face à la Zambie, l’idée avait plus que traversé les esprits. Malgré un parcours plus qu’honorable et une défaite en finale, seulement aux tirs au but, beaucoup de sportifs et surtout les supporters ivoiriens avaient réclamé tout de suite le « sorcier blanc ». « Il a réussi à faire jouer tout le monde ensemble », tente d’expliquer le président Ouattara. Reprenant à son compte les analyses des spécialistes qui avaient qualifié l’équipe victorieuse des Chipolopolos en 2012 de « modeste » et que le coach a su transformer en un groupe conquérants. Alassane Ouattara ne veut donc pas prendre le risque de laisser partir ce faiseur de roi d’Afrique. « Je lui ai dit : tu ne bouges pas », insiste-t-il. Comment ne pas penser que la coupe va là où se trouve Hervé Renard ? Lui, il voit les choses autrement. « La coupe vient avec le travail de tout le monde », dit-il. Modestie, humilité ou une simple leçon de vie pour celui qui est le premier de l’histoire à remporter deux fois la CAN avec deux équipes différentes ? « Je suis quelqu’un de chanceux. J’ai la chance d’avoir des gens qui travaillent bien autour de moi, et j’ai aussi la chance d’avoir de grands joueurs », poursuit-il. Pas de « contrat à vie » La chance, elles sont nombreuses les nations africaines à en chercher. A chaque rendez-vous footballistique. Les pleurs, parfois à chaudes larmes, des moments d’après-défaites, en témoignent. Renard va-t-il donc tenter de poursuivre son voyage au cœur d’une Afrique où le football est souvent la vie, toute la vie ? Après plusieurs expériences très peu glorieuses sur ses propres terres de France et d’Europe, il peut se convaincre vraiment que « nul n’est prophète chez soi ». Mais s’établir à un endroit fixe pourrait peut-être casser la chaîne victorieuse. Dans cette logique, un retour à la maison peut être parfaitement envisagé. On l’annonce même à St-Etienne, en Ligue 1 française. D’autant plus que les mots d’un de ses prédécesseurs à la tête des Eléphants, Vahid Halilhodzic, peuvent raisonner comme un conseil. « En Afrique, quand ça marche on vous plébiscite mais dès la première défaite, on vous chasse… ». Alors, quelle est la prochaine destination d’Hervé Renard ? « Pour l’instant, je suis ici. L’avenir, je ne le connais pas. Je ne suis pas un devin », répond-il. Et quand on lui rappelle que le président ivoirien a dit qu’il ne « bouge pas », il répond également sans hésiter. « Ce n’est pas non plus un contrat à vie. On verra ». Une réponse directe qui ne peut surprendre. L’homme est connu pour son « franc-parler ». Avant ce sacre, il a dû être « recadré » maintes fois par la fédération qui lui reprochait des débordements. Comme lors d’un certain Côte d’Ivoire – Cameroun à Abidjan. Ce jour-là, il avait piqué une colère qui lui a fait quitter précipitamment le terrain, mécontent du « refus » de jouer de ses poulains, à quelques 3 minutes de la fin de la rencontre, avant de se ressaisir…en conférence de presse. La fédération a relevé un autre débordement au sujet de sa résidence. Réagissant à une de ses déclarations, elle est montée au créneau pour dégager ses responsabilités dans le fait qu’il n’a pas de villa, plusieurs mois après son arrivée à Abidjan. Beaucoup d’autres histoires « non révélées publiquement » ont fait dire à des sources bien introduites qu’Hervé Renard partirait de la Côte d’Ivoire avant même le début de la CAN 2015. Finalement, il en a été autrement. Et si tous ces coups de gueule n’étaient en réalité qu’une façon de faire monter les enchères ? Sûr de son talent et de la « chance » qu’il porte. En tous cas, lui pense qu’avoir un franc-parler, avoir un langage direct, ça compte. C’est un atout. « Bien sûr », insiste-t-il. Avant de prendre place à bord de l’autocar qui va le ramener hors du palais présidentiel. Pour un petit moment de voyage. En attendant les grandes décisions. Barthélemy KOUAME barthelek@acturoutes.info

Laissez un commentaire, un cadeau vous attend...Chaque jour, commentez les articles que vous lisez sur Acturoutes.info. Donnez votre avis, dénoncez ce qui ne va pas et proposez vos solutions. Sur les articles que vous lisez, cliquez sur J′aime et partager pour les partager avec vos amis et proches en un clic. Pour le reste, regardez dans ACTUROUTES Cadeaux ! ACTUROUTES récompense votre fidélité. Des cadeaux vous attendent...

Lire également: