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Koko Williams: "Ne deviendra plus moniteur d’auto-école qui veut"

ActualitéPublié le 29-06-2020 10h52

Le président de l'Union des auto-écoles (UNAECI) estime qu'il y a encore un travail de sensibilisation à faire. Ph. d'archives

Sous la houlette du ministère des transports, une reforme est en préparation pour les conditions d’obtention du permis de conduire en Côte d’Ivoire. Un atelier a réuni les acteurs concernés autour d’un atelier les 25 et 26 juin à Abidjan. Appelées à jouer un rôle central dans ce projet, les auto-écoles doivent à faire une mue. Et le président de l’Union nationale des auto-écoles, Koko Guillaume, ne dit pas le contraire.

Il est dit que 60% des accidents de la route sont de la responsabilité des conducteurs. Quel est votre commentaire sur ce point?
Mon commentaire est qu’on a pris beaucoup de retard qu’on va rattraper certainement. C’est dû au fait qu’on n’avait pas un programme national de formation à  la conduite automobile. C’est la seule école où il n’y avait pas de programme. Aujourd’hui, il y a un programme que toutes les auto-écoles vont appliquer. Ça va permettre aux uns et aux autres d’apprendre  à conduire véritablement. Il y avait une pédagogie de situation, maintenant qu’il y a un programme, ça pourra changer beaucoup de choses.

Quels sont les problèmes que vous avez identifiés pour la mise en route de cette réforme du permis de conduire?
Ce qui ne marche pas, c’est la formation, l’évaluation, et l’unification des tarifs de manière qu’il n’y ait pas de tarifs de complaisance. Nous ne voulons plus de promotion de permis de conduire. Il faut une catégorisation des permis de conduire pour qu’on puisse rendre professionnel le permis de conduire.

Dites-nous un peu plus au sujet de l’unification des tarifs
Il faudrait que le permis B ait un cout, c’est un permis tronc commun et qui permet à tout détenteur de conduire un véhicule de moins de 3,5 tonnes. Ensuite il faudrait que le permis de conduire professionnel avec le CACR  (Certificat d’aptitude à la conduite routière) C et D ait aussi un coût pour que les gens sachent que c’est un permis professionnel. On ne peut faire et dire tout et n’importe quoi, ni confondre le permis A et le permis D. Il faut la séparation et la catégorisation des permis de conduire.

Il est ici beaucoup question de la responsabilité des moniteurs. Qu’avez-vous déjà fait pour les mettre à jour?
Bien sur, les moniteurs sont responsabilisés. On propose même d’améliorer le niveau d’accès à la profession et passer au BAC ou plus, avec un programme de formation adapté à nos réalités. On va donc quitter l’amateurisme pour accéder à un niveau plus professionnel. Ne deviendra plus moniteur qui veut.  C’est un métier qui va être valorisé et pour lequel, on va tracer un profil de carrière. Il faut aussi que le diplôme de moniteur soit reconnu par l’Etat, parce qu’à ce jour, il ne figure nulle part.  C’est  de tout cela qu’il est question dans cet atelier.

Le Directeur de cabinet du ministre a souhaité une hausse des amendes pour les mauvais conducteurs. Qu’en pensez-vous?
J’ai un avis à la limite mitigé sur la question des amendes. On dit généralement «formation-sensibilisation-répression». Mais les amendes ne sont pas forcément dissuasives. Il peut y avoir des délinquants routiers. Ils font ce qu’ils veulent sur les routes, paient et s’en vont. Donc, il faut plutôt une conscientisation des conducteurs qui passe par une vraie formation. C’est vrai que quand on touche au portefeuille, ça fait réfléchir les individus. Mais ce n’est pas essentiellement ceci qui va modifier le comportement des automobilistes.

Interview réalisée par
Célestin KOUADIO
c.kouadio@acturoutes.info

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