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Sécurité routière: l'Ong RENABEC entame une caravane à Yamoussoukro

ActualitéPublié le 19-06-2020 18h06

L'ONG a déjà organisé des séances de formation du même type au profit des transporteurs. Ph. d'archives

Les ONG concernées par la sécurité routière en Côte d’Ivoire sont au laboratoire. Dès le mois de juillet, sauf changement de dernière minute, le Réseau national pour le bien-être des chauffeurs ou RENABEC, une des ONG impliquées dans la professionnalisation de l’activité de transport réunira les acteurs à Yamoussoukro pour diverses actions.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une caravane qui s’étendra à Bouaké pour la région du Bélier et à Korhogo pour le  Tchologo, jusqu’au 10 juillet. A travers cette tournée, les initiateurs veulent renforcer les capacités des transporteurs en matière de lutte contre les accidents de la route et de contribution à la paix.

«Nous ne dormons pas. Nous allons continuer de sensibiliser nos camarades», a indiqué Berte Zanga, consultant-formateur au sein de l’ONG, que nous avons rencontré en pleine séance de travail à Abidjan-Cocody, pour les préparatifs de l’étape de Yamoussoukro.

«Les transporteurs ont besoin d’un package de compétences à acquérir tout au long de la vie et à mettre en œuvre de sorte à être opérationnels dans leurs activités quotidiennes», a ajouté notre interlocuteur qui veut ratisser large avec l’adhésion des autorités administratives des régions concernées.

Interpellée sur l’activisme mitigé des organisations de la Société civile en matière de sécurité routière, l’ONG déplore une certaine hésitation des dirigeants politiques à accompagner les actions de la Société civile pourtant plus proches des populations.

«Nous sommes la voix alternative à côté du discours officiel. Il faut qu’on arrive à une structuration dialectique où les ONG peuvent apporter la contradiction à ce que dit l’autorité sur la lutte contre les accidents de la route. Mais sans moyens, nous ne pouvons rien», a regretté M. Zanga.

Les routes sont la principale cause de mortalité des jeunes de 19 à 25, dans le monde, selon l’OMS. A l’échelle ivoirienne, les routes ont fait plus de 1500 morts en 2018. Les chiffres de 2019 seraient plus alarmants, selon des sources proches de l’Office de sécurité routière (OSER).

Récemment, Abidjan a été secoué par la mort de trois membres d’une même famille (père, mère et fils), fauchés par un véhicule dont le chauffeur a été déclaré en état d’ivresse. L’une des victimes était Pr Adonnis-Koffi, une spécialiste très connue de la néphrologie pédiatrique. Un drame hautement émotionnel.

Pour notre interlocuteur, au-delà de l’émotion, il faut urgemment imprimer à la lutte pour la sécurité routière des actions et des mesures durables.

«Il ne faut pas faire de la sécurité routière à géométrie variable, c’est-à-dire qu’on ne doit pas élever la voix que quand un accident de la route nous touche directement», a-t-il averti.

Les responsables de l’ONG RENABEC, le président Kouadio Adjoumani en tête, sont par ailleurs convaincus que porter le bon message et la bonne information aux transporteurs permettra de renforcer le rempart contre la pandémie du covid-19 qui a fortement ébranlé l’activité de transport.

Soumis à une limitation du nombre de passagers et privés de liaison entre Abidjan et les localités de l’intérieur du pays, les transporteurs ivoiriens ont un rôle clé dans l’application des mesures barrières. Ce qui n’est pas sans leur causer certains préjudices financiers. 

Célestin KOUADIO
c.kouadio@acturoutes.info

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