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Sécurité routière: la Côte d'Ivoire affine sa stratégie nationale

ActualitéPublié le 12-03-2019 18h43

Le ministre des transports (extrême droite) lors d'une campagne de sécurité routière à Bouaké. Ph. d'archives

Un atelier s’est ouvert ce mardi à Abidjan, en vue de la validation du rapport sur la Stratégie nationale de la sécurité routière en Côte d’Ivoire. Les participants doivent apporter leurs observations et réflexions en vue de l’adoption de ce plan avant qu’il ne soit transmis au Conseil des ministres.

La Côte d’Ivoire s’était jusque-là dotée d’une politique nationale contre les accidents de la route. Les resultats, mitigés, sont encore affligeants pour le pays et toujours porteurs d’un taux de mortalité elévé.

Les routes toujours «meurtrières»
«Les statistiques d’accidents de la route en Côte d’Ivoire restent alarmantes en dépit des actions considérables menées», a souligné le Directeur de cabinet, Benjamin Soro, représentant le ministre des transports à la cérémonie d’ouverture des travaux qui avaient pour cadre la salle de conférence de la Direction générale du Port autonome d'Abidjan.

«En 2017, les accidents ont fait 1275 morts en Côte d’Ivoire avec un taux de gravité de plus de 10%, soit 11 morts pour 100 accidents», a-t-il déploré en appelant à «la contribution de toutes les parties prenantes afin que les abojectifs soient atteints».

Le souci de rectifier et de donner plus d’efficacité aux différentes actions a conduit le ministère des transports à solliciter à la fin de l'année 2016 le Programme de politique de transport en Afrique (SSATP) pour une stratégie plus inclusive et plus coordonnée.

Le SSTAP est un partenariat international, soutenu par l’Union Africaine, dont la mission est entre autres de faciliter ou contribuer à l’élaboration de politiques en vue de promouvoir un transport durable et stimuler la croissance économique.

La démarche du gouvernement ivoirien bénéficie de l’appui de la Banque Mondiale et de la Banque africaine de développement (BAD) prenant en compte la decennie de la sécurité routière décidée en 2010 par l’Assemblée générale de l’ONU.

«La Stratégie nationale de sécurité routière se présente d’ores et déjà comme un outil d’amélioration continue de la sécurité des usagers sur la route», a jouté le Directeur de cabinet.

Pour le Directeur général de l’Office de sécurité routière (OSER), Dr Echui Désiré, ce sera «un instrument capital de gestion du système de sécurité routière» qui colle avec «l’engagement du ministre des transports à ériger la sécurité routière au rang de priorité».

Présente aux travaux, la responsable du pilier Sécurité routière au SSATP, Tawia Addo-Ashong, a souhaité que «la stratégie multisectorielle et le plan d’actions à court terme» qui composent la stratégie nationale fassent l’objet «d’une mise en œuvre exemplaire permettant de relever des défis en matière de sécurité routière afin de répondre à d’importants défis économiques du pays».

Prioriser des actions beaucoup plus concertées
Le rapport soumis à l’analyse des participants à l’atelier a été élaboré par Francisco Reina, expert en sécurité routière, qui a reconnu des avancées significatives sur la question de la sécurité routière en Côte d’Ivoire, comparativement à la situation dans les autres pays du continent africain.

«Il y a beaucoup d’actions sur le terrain de la sécurité routière en Côte d’Ivoire. Mais les organismes et institutions fonctionnent de façon individuelle, alors que la question de la securité routière exige des actions coordonnées. La strategie nationale va amener les parties prenantes à travailler dans une même direction et cela peut améliorer la securité routière de façon extraordinaire», a-t-il assuré.

Son rapport met donc en avant «l’amélioration de la coordination institutionnelle» qui va definir une ligne directrice autour de laquelle les institutions publiques et les ONG vont faire graviter leurs plans d’actions. «Après, il faudra mettre en place des activités essentiellement techniques», a conseillé l’expert.

L’atelier enregistre la participation de tous les membres de la Commission nationale de la sécurité routière, les structures publiques et privées, les organisations professionnelles du transport routier, ainsi que les ONG intervenant dans le domaine de la sécurité routière.

Célestin KOUADIO
c.kouadio@acturoutes.info

 

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