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Jonas Lago: "pour faciliter les échanges, il faut une volonté politique plus forte"

ActualitéPublié le 15-02-2019 12h55

Pour le président du Comité exécutif de l'Alliance Borderless, l'enjeu est de sauver l'économie des Etats de l'Arique de l'Ouest. Ph. d'archives

La lutte pour la facilitation du transit sur les routes en zone UEMOA exige une stratégie inclusive aussi bien dans l’espace que dans la chaine des acteurs concernés par la facilitation des échanges. A tous, le président du Comité exécutif de l’Alliance Borderless demande davantage d’implication. M. Lago Jonas l’a répété dans un entretien avec Acturoutes, en marge d’une réunion bilan, mercredi.

Le 34e rapport de l’Observatoire des pratiques anormales (OPA) montre une hausse des perceptions illicites. Est-ce à dire que les tracasseries sont plus présentes sur les routes ?
Malgré les efforts des gouvernants, des acteurs publics et privés, nous constatons malheureusement qu’il y a encore beaucoup de perceptions illicites. Les fonds perçus illicitement augmentent. Les temps de contrôle sur les routes également, ainsi que le nombre de barrages. C’est donc un constat triste que nous avons exposé sur la place publique et pour lequel nous appelons les transitaires, les transporteurs, les conseil de chargeurs, les Chambres de commerce et surtout les Etats tous ceux qui ont un intérêt dans le commerce régional et la facilitation des transports, que chacun joue un peu plus sa partition. Pour qu’on arrive à des corridors totalement sans entrave, à zéro perception illicite. Nous avons félicité le corridor de Malanville à la frontière du Niger et le Bénin. Sur 770km, nous n’avons constaté aucun poste de contrôle. Nous félicitons les autorités de ces Etats et invitons les autres Etats notamment la Côte d’Ivoire à améliorer les efforts faits avec la Chambre de commerce et le Comité national de facilitation des transports.

On pourrait croire que l’Alliance Borderless ne fait pas assez pour un traic sans entrave…
L’Alliance fait beaucoup. Nous avons fait de nombreuses formations à l’endroit des femmes qui exercent sur le corridor Abidjan-Lagos. Nous avons formé les commerçants et les transitaires aux frontières Côte d’Ivoire-Ghana et à Ouangolo, et Pôgô en direction du Burkina et du Mali. Nous continuons d’ailleurs les formations et la sensibilisation. Nous pensons qu’il faut aller un peu plus loin dans la volonté politique.

La Côte d’Ivoire est-elle prête pour relever ce défi?
En termes de pratiques anormales, la CI a fait beaucoup d’efforts. Sur le corridor ivoirien Abidjan-Noé, Abidjan-Pogo, Abidjan-Ouangolo, beaucoup a été fait, mais il faut pouvoir poursuivre pour atteindre le niveau de zéro entrave… Nous gardons espoir et nous encourageons les autorités. Il y a lieu que chacun prenne davantage conscience pour que chacun fasse sa part et que nous arrivions à épauler les efforts qui sont faits pour positionner notre économie nationale et les économies des autres pays. C’est seulement à ces conditions qu’on pourra atteindre l’émergence que nous recherchons.

Quelles seront les priorités dans votre programme d’actions 2019?
C’est toujours les formations thématiques sur les questions de transit de facilitation, de commerce. Les sensibilisations des membres et futurs membres et notre participation massive et active à la prochaine Conférence annuelle qui aura lieu en avril prochain à Accra (Ghana). Dans moins de 10 jours, le Comité exécutif de l’Alliance Borderless qui comprend 9 membres se réunira ici à Abidjan. C’est à l’honneur de la Côte d’Ivoire.

Vous avez parlé des Postes de contrôle juxtaposés (PCJ) toujours en cours de réalisation. Y-a-t-il un problème de financement?
Les PCJ sont une solution à l’amélioration du transit routier inter-Etat. Nous scanning System, partenaire de l’UEMOA, nous sommes concessionnaires d’environ cinq PCJ que nous construiront dans des corridors notamment à Laléraba, Popo (Zegoua) Heremankono, Paga et autres. Nous gérons déjç le PCJ de Cinkansé, à la frontière entre le Togo et le Burkina Faso. Ce sont des infrastructures logistiques qui aident à la facilitation des transports à travers le regroupement des administrations en charge du contrôle frontalier. Pour avoir une harmonisation et pour avoir des statistiques fiables. Ce sont des infrastructures importantes. Et nous Scanniing system, sommes leader dans ce domaine. C'est notre contribution à apporter une solution viable et concrète aux questions de facilitation et au commerce régional.

Entretien réalisé par
Célestin KOUADIO
c.kouadio@acturoutes.info

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