Direct Trafic | Le trafic routier en Direct
fermer réduire agrandir

Le Signal

  • Pistes rurales: 40 000 km déjà reprofilés dans le cadre du PSGouv
  • Chine: le prototype d'un train roulant à 600km/h présenté
  • RD Congo: le nouveau premier ministre était DG de la société des chemins de fer
  • Transport routier: plus de 1000 camions disponibles pour renouveler le parc auto
  • Mali: deux chauffeurs routiers tués dans deux attaques près du Burkina Faso
  • Chine: des véhicules autonomes testés sur plus de 150 000 km en 2018
  • Egypte: un pont 16,7km inauguré sur Nil, le plus large pont suspendu au monde
  • Burkina Faso: Accident d’autocar sur l’axe Ouaga-Bobo, 3 morts et 46 blessés
  • Royaume Uni: le train à grande vitesse japonais Azuma entre en service
  • Japon: test pour l’Alfa-X, un nouveau train à grande vitesse

Libre circulation: les montants du racket en hausse de plus de 100%

ActualitéPublié le 13-02-2019 19h26

Les panélistes ont demandé plus d'engagement politique des Etats contre les tracasseries routières. Ph. DR

A un atelier sur «le respect des bonnes pratiques du commerce et la facilitation des échanges» ce mercredi à Abidjan, les intervenants ont, à l’unanimité, convenu que la mise en pratique d’une circulation sans entrave dans la région ouest-africaine connait «une vraie lenteur».

La séance de refléxion et de partage d’expérience a été itnitiée par le Comité national de l’Alliance Borderless qui entamait ainsi la première étape de son plaidoyer pour l’année 2019.

Les participants se sont inspirés du 34e rapport de l’Observatoire des pratiques anormales (OPA) présenté par le président du Comité national et du Comité exécutif, Jonas Lago, et qui fait ressortir qu’au troisième trimestre de l’année 2018, le montant moyen des perceptions illicites aux frontières des pays de l’UEMOA est passé de 8327 FCFA au trimestre précédent à 20 348 FCFA. Ce qui équivaut à une hausse de 144%. Cette hausse s’élève à 104% sur les routes hors frontière pour la même période.

«Une tendance à la détériorarion significative de l’indicateur correspondant», constate le rapport et qui, selon M. Jonas Lago, recommande qu’on «passe désormais aux actes pour inveser la tendance».

Transporteurs, victimes «complices»
A l’origine de la persistance des entraves à la libre circulation des personnes et des biens, Tia Roger, assistant du Secrétaire général de l’Observatoire de la fluidité des transports (OFT), a souligné la lente application des textes commuanutaires, le comportement «complice» des transporteurs vu le taux élévé d’analphabetisme, et urtout les difficultés de mobilisation des fonds pour la réalisation d’infrastructures nécessaires (PCJ, interconnexion douanière…).
A ces facteurs s’ajoutent l’absence et l’imperfection des infrastructures de transport comme l’a souligné le modérateur, Dr Gnakalé DJédjé. «Même sans barrage, les routes de mauvaise qualité peuvent être une entrave à la facilitation des échanges», a-t-il affirmé.

La Côte d’Ivoire pourrait servir de locomotive dans l’application des textes communautaires si les autres Etats avançaient à son rythme. Le pays est présenté comme l’un des champions de l’adoption des dispositions continentales ou régionales, derrière le Kenya et l’Afrique du Sud.

Dernière avancée en date, un «Plan national d’intégration africaine» qui sera bientôt soumis au gouvernement, d’après M. Golly Phillippe, Directeur du commerce et de la libre circulation au ministère de l’intégration africaine.

Des systèmes d’alerte mis à la disposition des usagers
Plus optimiste, le président du Comité national de facilitation du commerce extérieur, Fadiga Kaladji, a insisté sur les dispositions mises en place par le gouvernement pour faire baisser la pression due aux barrières non tarifaires sur les PME. Entre autres recours, il y a le mécanisme d’alerte contre les obstacles aux commerces, www.obstaclesaucommrce.org/ci. Une plateforme numérique à travers laquelle l’usager peut faire remonter jusqu’aux autorités les abus dont ils sont vicitmes sur les corridors routiers. «Il faut porter l’information aux PME.Sans information, on peut faire n’importe quoi», a-t-il prévenu.

La première partie de la réunion a été consacrée à un bilan du Comité national de l’Alliance Borderless pour l’année 2018. Au nombre des objets de fierté, élection de M. Jonas Lago comme président du Comité exécutif Allaince Borderless et le premier Prix de l’Excellence du Meilleur promoteur de l’intégration africaine.

Pour 2019, plusieurs projets sont en perspective dont «les formations thematiques sur les questions de transit, de facilitation, de commerce, et notre particpation massive et active à la prochaine conférence annuelle prévue en avril prochain à Accra, au Ghana», a confié M. Lago.

Célestin KOUADIO
c.kouadio@acturoutes.info

Laissez un commentaire, un cadeau vous attend...Chaque jour, commentez les articles que vous lisez sur Acturoutes.info. Donnez votre avis, dénoncez ce qui ne va pas et proposez vos solutions. Sur les articles que vous lisez, cliquez sur J′aime et partager pour les partager avec vos amis et proches en un clic. Pour le reste, regardez dans ACTUROUTES Cadeaux ! ACTUROUTES récompense votre fidélité. Des cadeaux vous attendent...

Lire également: