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Ton candidat a-t-il un plan pour la route ?

ActualitéPublié le 11-10-2018 00h54. L'Editorial

Un carrefour dans une des dix communes d'Abidjan. Photo AIP

Ton candidat fait beaucoup de bruit. On le voit partout. Ses affiches sont partout. Mais cela ne suffit pas à faire de lui ton maire. Il y a des choses simples que tu dois retrouver en lui, dans ses actions depuis toujours, comme dans sa démarche d’aujourd’hui. De vraies valeurs. Sinon, ton vote, tu vas le regretter. Tout se résume dans la route et autour de la route.

La route précède le développement. Tout le monde le dit mais combien sont ceux qui mesurent la portée de cette pensée ? On ne construit pas une route pour le simple fait d’en avoir. La route répond à des besoins. Les candidats à la mairie et aux conseils régionaux le savent-ils vraiment ? Je n’en suis pas si sûr.

Nécessité de structurer
C’est avec la route qu’on structure la cité ou la région. En d’autre terme, la route permet d’organiser tous les services de la cité ou de la région. C’est avec la route que ces services seront vraiment utiles. La route doit donc exister, selon les nécessités de création de services. Pour les relier entre eux mais aussi pour les rendre eux-mêmes accessibles.

Il y a des maires sortants qui n’ont aucun bilan en matière de route. Des gens qui n’ont jamais mis la route au cœur de leurs pensées, encore moins de leurs actions. Avec eux, quand la route existe par la force des choses, il s’agit juste d’un passage. Sans ses habits qui en font une route du 21e siècle. Combien de vos routes ont des signalisations horizontales (marquage au sol) et verticales (panneaux) ? Les candidats jamais élus en font-ils vraiment leurs préoccupations ? Pas du tout, pour beaucoup.

Alors je veux le proclamer : vouloir être maire, c’est d’abord rendre à la route toute sa présence et ses formes. C’est faire l’état des lieux des routes et identifier le manque en la matière. Vouloir être maire, c’est accepter que la route a des standard à construire et à préserver. Ainsi, on refusera d’annexer la chaussée et même le trottoir pour autre chose. Le futur bon maire, c’est celui qui refuse que ses affiches se retrouvent sur les poteaux électriques, les feux tricolores, sur les ponts et sur les panneaux de signalisation. Cela est aussi valable pour le président du Conseil régional.

Si tu as exercé pendant au moins 5 ans et que tu n’as pas pu créer des espaces d’affichage publics, tu devrais démissionner avant même de penser à un autre mandat. Et toi, le challenger ? Que proposes-tu de nouveau, si tu mets tes affiches sur les poteaux électriques, les feux tricolores, sur les ponts et sur les panneaux de signalisation ? Comme ton adversaire !

Besoin de transports
Beaucoup de candidats à la mairie sont attirés par ce que la route peut procurer comme prélèvements, surtout avec les transports. Taxis, gbaka et autres charrettes appelés communément « wotro ». De sorte que je n’ai jamais vu un maire faire campagne pour que les taxis et gbaka ne roulent pas sur le trottoir. Personne n’a jamais milité pour que les véhicules de transport s’arrêtent effectivement avant le feu rouge au lieu de s’arrêter après comme on le voit sur nos routes.

Le transport public dans nos villes est presque totalement privatisé. Ce n’est pas une mauvaise chose en soi. Mais y a-t-il un plan de suivi, d’organisation et d’innovation de la part des mairies ? A ma connaissance, non ! Des start-ups ont certainement des idées pour améliorer le transport public. Mais ils n’auront jamais l’appui du maire pour implémenter leurs solutions. Les autres postulants peuvent-ils faire mieux ? Il faut le prouver, avant et pendant la campagne. Et peut-être même après.

Le citoyen modeste, l’étudiant et même le chômeur ont droit à un moyen de transport moderne et en phase avec les temps actuels. Les Systèmes de Transports Intelligents (ITS) qui gouvernement le monde moderne et développé sont aussi à la portée des villes et régions de Côte d’Ivoire. Les maires et président de conseils régionaux ont le devoir de se les approprier. Sur nos routes, roulent les voitures les plus évoluées dans le monde. Les voitures les plus chères. Que ce plaisir que certains s’octroient individuellement puisse cohabiter avec le confort et le bien-être collectifs, en matière de mobilité.

Samedi, il faudra aller voter. Il faudra choisir le moindre mal. Ton choix a effectivement le pouvoir de faire changer les choses. En bien. Crois-moi !

L’Editorial de
Barthélemy KOUAME

barthelek@acturoutes.info

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