Le Signal Yopougon: Sondage de sol en cours pour la construction de l'échangeur du carrefour Sable

Abidjan

Les ministres des transports du Burkina et de Guinée Bissau s'imprègnent de la vidéoverbalisation

Publié le: mer. 12/01/2022, 17:19

Les visiteurs se sont imprégnés du circuit d’établissement d’un permis de conduire ainsi que d’autres titres de transport routier, et ont été instruits sur le fonctionnement de la vidéo-verbalisation devenue une arme stratégique contre l’incivisme su

De gauche à droite, le DG de Quipux Afrique, le ministre burkinabé des transports et son homologue bissau-guinéen. Ph.DR

« La Côte d’Ivoire a trouvé la bonne voie. Nous sommes venus voir là où ça marche ». Sentiment de satisfaction partagé par MM. Vincent Dabilgou et Augusto Gomes, ministres en charge des transports respectivement du Burkina Faso et de la Guinée Bissau. Les deux personnalités étaient les hôtes du Centre de gestion intégrée (CGI) de Treichville-Bd VGE, entité de centralisation des données informatisées du transport routier en Côte d’Ivoire. Ils ont été accueillis par Ibrahima Koné, Directeur général de Quipux Afrique, opérateur technique des CGI, pour une visite guidée.


S’inspirer des modèles de succès

Les visiteurs se sont imprégnés du circuit d’établissement d’un permis de conduire ainsi que d’autres titres de transport routier, et ont été instruits sur le fonctionnement de la vidéo-verbalisation devenue une arme stratégique contre l’incivisme sur les routes en Côte d’Ivoire.


Au-delà d’une visite, la démarche des ministres hôtes illustre l’adhésion des Etats de la sous-région ouest-africaine a une vision commune sur les projets de développement de première main, soulignée par le ministre bissau-guinéen.


« La Guinée Bissau est heureuse de cette dynamique de coopération sud-sud avec les pays frères à commencer par la Côte d’Ivoire (…) Nous sommes venus voir les bonnes pratiques pour les implémenter chez nous », a déclaré Augusto Gomes.


Son homologue burkinabé s’est réjoui d’une transition réussie dans le processus de digitalisation et d’intégration des outils numériques aux opérations de gestion du transport routier. L’exemple idéal est la vidéo-verbalisation appliquée en Côte d’Ivoire depuis septembre 2021.


« En Afrique nous avons peur des nouvelles technologies. La Côte d’Ivoire a gagné cette bataille. Nous allons nous en inspirer… Je dois reconnaitre qu’il y a une nette avancée avec la vidéo-verbalisation », a déclaré le ministre Vincent Dabilgou pour qui l’amélioration des moyens de mobilité est un acteur de productivité des pôles urbains.  

Le modèle ivoirien développé par Quipux Afrique est basé sur un processus d’intégration qui centralise les données et sur la traçabilité des opérations. Les documents produits dans les CGI sont authentifiés et interconnectés à l’ensemble des entités intervenant dans la chaine de gestion du transport routier que ce soit le permis ou la carte grise, la liste des entreprises de transport, le certificat de visite technique… tous ces éléments constituent des variables compulsées dans un unique data center.


«Notre mission est d’améliorer la qualité de service et de mettre tous les moyens technologiques à disposition pour aider le ministère des transports à mener sa politique », a expliqué M. Ibrahima Koné.


Le Burkina Faso aussi en mode biométrique

Le Burkina Faso émet également des permis de conduire biométriques, à la différence que la plateforme de gestion n’a pas encore intégré les auto-écoles. « C’est encore l’informel à ce niveau », regrette le ministre Dabilgou.


Quant à la Guinée Bissau, elle est à ses premiers pas sur une gestion informatisée des données du transport routier. Le pays a bouclé en juillet 2021 une convention avec Quipux Afrique pour dupliquer le modèle ivoirien à Bissau. Pour le ministre Augusto Gomes ce projet est déjà un acquis, lui qui compte inviter bientôt son homologue ivoirien, Amadou Koné, à Bissau.

Célestin KOUADIO

c.kouadio@acturoutes.info

image-pub
acturoute youtube
Akinwumi Adesina : « Nous avons déjà connecté 55 millions de personnes aux transports améliorés »

Dans cet entretien réalisé en novembre 2019, le président de la BAD fait le point des efforts faits ces dernières années dans le secteur des transports en vue d’améliorer par la même occasion la qualité de vie des populations africaines. « Ces quatre dernières années, nous avons connecté 55 millions de personnes aux transports améliorés », dit-il.

image-pub