Le Signal Burkina: Test de covid gratuit pour les participants de retour du FESPACO 2021

Ibrahima Koné

«Les contrevenants ne doivent pas être surpris»

Publié le: ven. 10/09/2021, 00:00

Pour le directeur général de Quipux Afrique, tout est fait pour sensibiliser les usagers.

Le gouvernement ivoirien a approuvé le déploiement d’un Système de transport intelligent (STI) comprenant notamment la vidéo-verbalisation. Pour le directeur général de Quipux Afrique, tout est fait pour sensibiliser les usagers avant l’entrée en vigueur de la phase de répression.


Le 07 septembre a été choisi comme date pour entamer la phase de répression contre l’incivisme sur les routes. A quelques jours de cette échéance, qu’est ce qui est déjà prêt pour le projet de vidéo-verbalisation?


Du point de vue opérationnel, nous pouvons dire que l’ensemble du dispositif est prêt. Il y a trois gros blocs. Le bloc concernant l’implémentation des équipements sur la voie. Nous avons commencé par 8 voies pendant la phase test de notification. De 8, nous sommes passés à 12 voies. Nous monterons à 25 pour atteindre une quarantaine de voies d’ici à la fin du mois de septembre. A la fin de l’année, l’ensemble des 84 points accidentogènes seront dotés d’équipements radars. L’aspect opérationnel est géré pour l’instant avec notre centre opérationnel pilote, pour toutes les questions de back office, les remontés d’information, le traitement et la verbalisation par la Police spéciale de sécurité routière qui a des agents à l’intérieur de ce centre. La phase de notification par SMS, comme tout le monde a pu le constater, marche. Nous avons eu également une phase test de notification physique. Certaines entreprises et certains privés ont reçu des courriers physiques de message de sensibilisation avec un récapitulatif de leurs infractions et de leurs contraventions qui existaient. Le troisième et dernier bloc est le paiement lié à la contravention. Il est lié au cadre institutionnel qui sera (nous l’espérons) finalisé pour le mois de septembre. Une fois que les textes définitifs sont pris et que nos autorités décrètent l’entrée en vigueur, nous devons être en position de tout mettre en œuvre pour la vidéo-verbalisation. 


Comment seront gérés les cas des véhicules administratifs et les véhicules aux plaques d’immatriculation fantaisistes?


A ce niveau, le ministre des transports, Amadou Koné, a été très clair. Il y a une phase de sensibilisation. Cette phase a insisté et rappelé les dispositions réglementaires en la matière. Aujourd’hui, tout véhicule, pour circuler, doit être immatriculé et disposer d’une plaque aux normes rappelées via différents moyens de communication. Ce sera encore rappelé dans la phase de sensibilisation. Au moment de la répression, les contrevenants ne devraient pas être surpris, s’ils sont interpellés. Je voudrais insister pour dire que ce sont des questions qui vont au-delà de la vidéo-verbalisation et du transport. Il s’agit même de questions de sécurité. Dans certains pays, circuler sans une plaque d’immatriculation aux normes fait partie des infractions les plus graves. Parce qu’on n’est pas à mesure d’identifier qui est au volant. Pour la question des plaques administratives, je voudrais vous rassurer. L’administration ivoirienne dispose aujourd’hui d’une base de données de ses véhicules. Les intégrations sont en cours au niveau de cette base de données. Mais une procédure a été instaurée avec le bureau de gestion des véhicules administratifs pour que les contraventions liées à ces comportements puissent être notifiées aux différents ministères concernés.


Il est aussi question d’une fourrière administrative moderne. Qu’est-ce qu’une telle infrastructure apporte à la résolution de la question de la mobilité?


La vision du ministère, au-delà de la fourrière, est d’adresser toute la problématique du stationnement et de la fluidité. Il y a la fourrière administrative qui sera la plus grande en Afrique de l’Ouest (5 hectares) et qui va gérer en continue un lot important de véhicules. Adossé à cet établissement physique, il y aura une plateforme qui va permettre effectivement de gérer un certain nombre de sites tampons dans la ville d’Abidjan de façon à permettre que, lorsqu’un véhicule a été interpellé et qu’il doit être enlevé, il puisse trouver dans un délai relativement court un lieu où garer l’engin.


Propos recueillis par


Célestin KOUADIO

image-pub
acturoute youtube
Akinwumi Adesina : « Nous avons déjà connecté 55 millions de personnes aux transports améliorés »

Dans cet entretien réalisé en novembre 2019, le président de la BAD fait le point des efforts faits ces dernières années dans le secteur des transports en vue d’améliorer par la même occasion la qualité de vie des populations africaines. « Ces quatre dernières années, nous avons connecté 55 millions de personnes aux transports améliorés », dit-il.

image-pub